Accueil du site > I - Le Club > Médiathèque > Videos > 2009 > Quelques passages clés

Quelques passages clés

Récit d’une expé au Tessin

mercredi 26 mai 2010, par POCARD Xavier "Spoke"

Verzasca, Rovana, Maggia, Ribo… autant de rivières qui dévalent vers les rives du Lac Majeur. Le Tessin offre une multitude de parcours navigables mais sélectifs rendus trés exigeants par des niveaux d’eau forts généreux en ce début du mois de mai.

Appelez le Willy ou Guillaume, peu importe, donnez-lui à chaque repas des pâtes chaudes ou froides peu importe, parlez-lui en allemand, français, anglais ou thaï, peu importe, proposez-lui 1, 2 ou 3 descentes par jour peu importe, de la rivière classée 4, 5 ou 5+, peu importe ; ce personnage atypique tout droit sorti de X Men nous aura mis à rude épreuve pendant 4 jours intensifs de navigation. Yvon l’Siphon, qui nous a offert de nous adjoindre les services de ce routard des rivières m’avait pourtant prévenu : le gaillard a un bon moral…
Aussi, après 4 descentes (ou tentatives avortées) le bilan est lourd : 1 épaule luxée, une pagaie cassée, une autre abandonnée (mais pas perdue), 2 OU 3 belles brasses, une multitudes de portages et quelques lambeaux de peau arrachés …. la découverte des perles du TESSIN c’est tout sauf du tourisme fluvial !
Retour sur un périple bien chargé…

Jour 1 : Verzasca
Au petit réveil, le plafond est bien bas, la neige pas bien loin, la pluie bien humide, le fond de l’air bien frais. Nous ne nous attarderons pas pour replier notre campement sauvage sur les rives de la Verzasca. Nous retrouvons Antoine et sa petite Didine d’amour à Brione pour partager un petit’déj sous la pluie.
Premier briefing de Willy qui nous propose en guise d’échauffement une petite section, dixit notre guide, classée 4 et parsemée de passages clés : que du bon pour nous mettre en appétit. Cependant, la reconnaissance du parcours depuis la route va vite calmer les ardeurs des moins téméraires.
Le niveau d’eau est plutôt élevé (45m3/s)et les passages clés sont bien verrouillés.
Il va falloir faire parler l’expérience. Dès l’embarquement, l’engagement est immédiat : gros volume, gros rochers, gros dénivellé : pas vraiment le temps de s’attarder sur le paysage. Pourtant, de partout des cascades viennent gonfler la rivière : n’en jetez plus…
Chaque rapide est un nouveau défi que l’on choisi d’affronter ou d’esquiver : le moral c’est tout ce qui compte dans ces moments là !
Au dernier rapide, Antoine me lance : c’est digne du Zambèze.
Effectivement la rapidité des flots a de quoi impressionner… mais bon, on n’est là pour faire des châteaux de sable, alors je m’y lance : passage fort peu maîtrisé mais belle esquive du trou final. Tous les protagonistes suivants goûteront le fond du rouleau. Yvon ira même réviser la brasse profonde pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Et Guillaume qui nous rassure : on va s’arrêter avant les difficultés les plus importantes, le niveau d’eau est trop haut… personne ne viendra le contredire, surtout après avoir repéré, une fois changés, les rapides plus en aval.

Après cette mise en bouche, place à la reconnaissance… Guillaume nous propose d’aller repèrer quelques affluents de la Maggia pour sportifs affûtés (histoire de mal dormir) et de bivouacer sous le déluge… l’état des troupes nécessite pourtant un peu de confort : nous passerons la nuit dans un camping, payant soit, mais avec des douches chaudes et un service d’ordre efficace (Delets devra remballer sa guitare à 22h01).

La suite trés prochainement…


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | Mentions légales